Sa qualité

Du côté de la réglementation

En raison de la dimension sanitaire des services publics de l’eau, leur mise en oeuvre s’accompagne d’un suivi technique et réglementaire exigeant.

Les normes relatives à l’eau potable n’ont cessé d’évoluer sous l’impulsion de l’Union européenne et des recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé.

On compte des répercussions en termes d’investissement, de recherches et de développement, cela engendre un impact sur le coût du service.

Si, au début du XX siècle, seuls 5 paramètres descriptifs de la qualité des eaux de boisson étaient analysés, l’amélioration des connaissances scientifiques, l’apparition de nouvelles méthodes d’analyse et l’évolution de la présence des pollutions chimiques dans les ressources en eau ont conduit à augmenter le nombre de paramètres de qualité suivis, soit 54 aujourd’hui.
(directive 80/778 du 15 juillet 1980 et décret 89-3 du 3 janvier 1989).

La directive 98/83 CE relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine constitue le cadre réglementaire européen en matière d’eau potable. Les limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine, sont définies aujourd’hui dans un arrêté du ministère de la Santé du 11 janvier 2007.

Cet accroissement des exigences réglementaires relatives à l’eau potable concernent notamment le plomb, portant la norme limite de 50 µg par litre à 25 µg par litre depuis le 25 décembre 2003, puis 10 µg par litre à partir de décembre 2013. (décret du 20 décembre 2001)

La norme fixe également 0,1 µg par litre la concentration pour chaque type de pesticide et 0,5 µg par litre la concentration totale en pesticides dans les eaux de consommation humaine.
Si les traitements pour éliminer les pesticides existent, l’évolution constante de ces produits oblige à des adaptations permanentes des procédés de traitement.